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Fatima Maaouia

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Misère !
De plus en plus de Nike
Dans tous les coins
Et de moins en moins de « Like »
Dans le coin ?
Qui ait un sens
Pour la poésie
Trouble Eveil Sens !!

Envie ? Dépit ? Haine ? Jalousie ?

Personne ne la comprend et ne la lit ?
Eau vive, feu follet, flamme
Âme, pluie !

Do, ré, ma….
Élucubrations, Envolées Lumineuses de Fatima !

La poésie qui vole la mort
Tord le mors
Et rend plus forte la vie !!

Roulement de tambour
À toi, Troubadour !

En dépit
Des hyènes, saintes nitouches avérées Attrapées en flagrant délit
Vautours
Et rets
À l’affût du nid

Chante, chante toujours
Chante la vie !

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Tout va bien mon amour(2)

Comme l’oiseau patte menue
Cassée
Sur la vitre glacée
À tout instant
À la merci
De l’oiseleur armé de massue
Dieu, tout puissant !
Je vais bien, merci

Comme le chameau si doux
Os sous la peau
Pliant l’échine ployant le cou
Sans herbe et sans eau dans le désert
Comme le chameau vaisseau du désert
Mugissant à genoux
Sous le couteau
Je vais bien, mon frère

Comme la fleur, comme la fleur candide
Tige tremblante dans l’incertitude
Comme la fleur sans parapluie
Arrosée à vie
D’insecticides impavides
Calme et placide sous Covid
Comme la fleur mystère
Rêve Vert sous le fer
Misère ! Je vais bien, mon frère

Comme l’enfant du soldat égorgé hier
Au rond point le jour de la rentrée scolaire
Et qui ne va plus rentrer

Eborgné comme pas nécessaire
Mais comme le nécessite
La réussite
En pleine forme, plein d’entrain
Et fier
Pour attaquer la rentrée scolaire

Je vais bien, mon frère

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Faites-vous plaisir

 

Je vous prends au mot !

Gelez le verbe aux lèvres
Tuez abeilles oiseaux
Lièvres
Arrêtez arbres plans d’eau et perdreaux

Faites le max de dégâts
Surtout !
C’est Beau !
Égorgez moineaux soldats
Ecoles hôpitaux drapeaux
Musées gardes nationaux

Gorgées par gorgées
Buvez le sang de mes amandiers et orangers

Levez impitoyable impôt
Sur nos peaux
Autant qu’il faut
Arrachez les boucles d’oreilles
avec l’oreille de leurs propriétaires
Et les bracelets avec le bras et la chair

Coupez électricité gaz et eau
Remplissez les rues de saletés et boues
Ne laissez rien debout

Faites ! Les amis
Coupeurs de chemins de têtes et de mains
Et prenez bien en mains
Comme gain
Votre ticket paradis …

Conçu ?

– Gibier

De jour et de nuit
Par votre forte lumière…
Ébloui

– Idée Art Déco

Sise « Rue du Diable »…Quartier ?

« Pas de quartier pour les houris ! »

En vue, selon vous
Et pour l’éternité planquer de l’enfer
Sur Super
Monts édredons moelleux doux
Votre auguste peau de saligauds

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Chagrin d’amour

 

La mer n’est pas une histoire d’amour
Entre femmes et hommes…
C’est vague ça !
Le cœur béat
Deux grains de sable
Qui batifolent bavent
Et divaguent face au vague insondable

La mer qui se grave en vous
Et vous cloue à ses pieds
Jamais on ne se gave assez de ses mots
De l’odeur de sa peau
Qui se colle à votre peau,
De sa voix brisée par les sanglots

La mer n’est pas une histoire d’amour
Entre femmes et hommes…

C’est un chagrin d’amour
Entre Dieu et les hommes
Dont de janvier à décembre
Le vent sème leurs pas ici-bas
Pour dire « je t’aime »… mais ils ne savent pas

La mer immense
C’est une dépression sévère
De naissance
Une entaille au coeur et au front
Une blessure béante profonde grave et grande
Comme le monde
Qui creuse son lit
De multiples plis
Et dont on ne se relève pas

Elle essaie pourtant, elle essaie la mer

Altière
Mer maternelle et aimante
Etreintes du vent
Bain d’algue absinthe amère
Nacelle, chaise roulante
Mobilisant toutes ses ressources hydrauliques
Chants des sirènes, plaintes musiques
Douces fondantes abondantes ondulantes Grondantes mugissantes 
grinçantes

Elle essaie pourtant, elle essaie la mer

Yeux noirs gris métalliques
Charbonneux
Bleus furieux
Pers
Ou langoureux
Coup de feux
Tsunami tempêtes

Quand transie elle a trop mal
Que la migraine s’entête
Que son âme perdue divague
Et qu’elle se met à fracasser
Furieusement la tête
Contre falaises et rochers

Elle essaie pourtant, elle essaie la mer
Altière
Sous la douleur colossale
Mais en général
Vague après vague
Flot après flot
Portant haut ses maux
Seules viennent mourir à ses pieds
Les superficielles plaies

Et la mer ne va pas loin ou plutôt si
Puisque chacun sait
Que pris au piège de ses secrets sortilèges
On emporte toujours dans ses bagages
Un peu de neige, un peu de magie, coquillage
Sel génie des eaux ou bout de sa peau

La mer est un chagrin d’amour
Et sa larme est immense, chaque goutte porte
Le sens essentiel
Qui fait la différence
D’un amour gigantesque et sincère
Eau forte qu’on sème
Pour dire  » je t’aime »
Que la vie courante transforme en sel
Et que les dents de la mer
Emportent et lacèrent
Dans tous les sens

 

 

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admin

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